Assemblée des délégués 2016 : Merci

Coire 12.03.2016 - Après la Suisse alémanique, romande, le Tessin, c’est désormais aux Grisons que s’est tenue l’assemblée des délégués de la SSO. Le brigadier Denis Froidevaux a tiré le bilan de son mandat prolongé de trois à quatre ans :

  1. Il a créé un secrétariat général professionnalisé en 2013 et trouvé les financements pour quatre années.

  2. L’initiative contre l’obligation de servir (2013) a été balayée par une organisation exemplaire et active de la SSO et de tous ses partenaires.

  3. La votation sur le fonds d’acquisition du Gripen a échoué en raison des divisions davantage que des arguments de ses adversaires.

  4. La commémoration du Rapport du Général Guisan, sur le Rüttli, le 25 juillet 2015, a été un moment de mémoire et de réflexion important, au moment où certains voudraient ignorer les périls et d’autres sont plongés dans l’incertitude.

  5. Enfin, le DEVA a été le thème de discussion central ces dernières années. La SSO a participé aux réflexions de manière constructive et réaliste. Toutes les exigences posées par la SSO ont d’ailleurs été remplies.

En tant que rédacteur en chef de la RMS et président de deux sociétés d’officiers, je tiens à féliciter et remercier le brigadier Froidevaux personnellement pour son travail inlassable, sa collaboration et sa disponibilité, pour avoir pris influence et relevé des défis considérables, avec succès.

Au nom de son comité, le colonel EMG Markus Graf, vice-président, a résumé cette succession : « Nous perdons un gros calibre. » Il s’agit maintenant d’élire son successeur.

Par 46 voix sur 87, le colonel EMG Stefan Hollenstein succède au brigadier Froidevaux, avec une équipe partiellement renouvelée. Ses priorités sont de positionner la SSO en tant qu’organisation unie et compétente ; revitaliser les traditions et les structures ; de prendre influence dans les discussions sur la politique de sécurité ; et de rechercher des solutions constructives et crédibles.

Les cotisations de la SSO restent inchangées ; un rapport détaillé sera présenté et une nouvelle proposition sera faite à l’assemblée des délégués du 18 mars 2017, qui se tiendra à Sion.

La SSO continuera à s’engager contre le « programme de stabilisation » et la baisse du budget du DDPS demandée par le Conseil fédéral. La SSO devra se positionner clairement, dans le cas d’un éventuel référendum sur le DEVA. Le Rapport sur la politique de sécurité (RAPOLSEC) ne peut être accepté sans que celui-ci soit retravaillé. Enfin, il faut agir pour éviter que l’obligation de servir constitutionnelle soit bafouée et interprétée par certains comme un « libre choix » entre le service militaire et d’autres formes de service.

Le DEVA et les défis

Le commandant de Corps André Blattmann a remercié la SSO et son président sortant pour avoir « contribué à paufiner le Développement de l’Armée (DEVA). » Il a insisté sur le fait que « nous gagnerons avec des rangs serrés. » Le DEVA est maintenant presque sous toit : il faut éviter maintenant une situation où les budgets diminuent et les effectifs augmentent. L’effort maintenant doit être de mettre en œuvre la réforme. Car les engagements et les engagements de l’armée se rapprochent.

Le Conseiller fédéral Guy Parmelin, a loué l’expérience de la SSO : « 182 ans, soit davantage que la Confédération moderne. » Il a ainsi souhaité pouvoir s’appuyer sur cette expérience et profiter de l’intégration des militaires dans la société.

  • Le chef du DDPS a évoqué les « tensions marquées de ses collègues européens » frappés par une immigration incontrôlée, le terrorisme et les guerres aux marges de l’Europe. « La Suisse ne sera pas toujours épargnée » a-t-il ajouté. « Les moyens sont là, mais il faut garantir l’engagement et la disponibilité. »

  • DEVA : « L’armée ne se mesure pas à sa taille, mais à sa flexibilité et à ses prestations. La phase des bonnes idées (des y’a qu’à) est définitivement passée. Maintenant il faut l’appliquer. »

  • Enfin, « nos concitoyens doivent redevenir plus conscients de leurs obligations. Il faut absolument réveiller la conscience civique, » soutenir ceux qui se mettent au service de la collectivité et qui s’engagent.

« De plus en plus rares seront les cas où l’on pourra se passer de l’armée à l’avenir. L’armée est la réserve stratégique de la Suisse. Il faut gagner. Car après elle (l'armee), il n’y a plus de réserve. » Guy Parmelin